À l’appel du mouvement citoyen Lutte pour le Changement (LUCHA-RDC), les activités socio-économiques ont été fortement perturbées au centre commercial de Mambasa, dans le territoire de Mambasa, durant toute la journée du jeudi 5 février 2026.

Selon Bismarck, membre du mouvement, cette mobilisation citoyenne, baptisée « Mambasa sans activité », vise à dénoncer l’inertie présumée des autorités locales à la suite du meurtre de Bienvenu Bihinga, opérateur économique de la place, et à exprimer la solidarité envers sa famille. D’après lui, des hommes non identifiés auraient ouvert le feu sur la victime en plein centre avant de quitter les lieux sans être interceptés. Il indique également qu’il s’agirait du deuxième cas d’attaque signalé en moins de quinze jours dans la zone.

Dans le centre commercial, marchés, galeries, boutiques, magasins et étalages sont restés fermés toute la journée, donnant au site un aspect inhabituellement désert. Les stations-service ont également suspendu la distribution de carburant, selon les observations faites sur place. La perturbation des activités a entraîné une hausse des tarifs de transport : une course habituellement fixée à 2 000 francs congolais est montée entre 3 500 et 4 000 francs congolais, d’après le témoignage d’un habitant en partance pour Pekele.

Des membres de la LUCHA-RDC plaident pour l’ouverture d’enquêtes et l’identification des auteurs. Ils demandent également le renforcement des effectifs de la Police nationale congolaise (PNC) et des unités militaires afin d’améliorer la sécurité des personnes et de leurs biens.

Plusieurs habitants rencontrés ont exprimé leur inquiétude face à la situation sécuritaire et leur attente de mesures concrètes de protection. La victime laisse derrière elle une veuve et deux enfants, selon des sources locales.

Les villages situés autour du centre commercial de Mambasa feraient par ailleurs face à une recrudescence d’attaques attribuées aux rebelles ADF-NALU, tandis que le centre connaîtrait des incursions nocturnes et des cas de tracasseries routières.

Les autorités locales contactées n’ont pas encore réagi au moment de la rédaction de cet article.

Au regard des faits rapportés et des préoccupations exprimées par la population, une action rapide des autorités s’impose, notamment par l’ouverture d’enquêtes crédibles, l’identification des responsables et l’application de sanctions prévues par la loi, afin de rétablir la sécurité et la confiance publique.

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