Le mouvement citoyen LUCHA (Lutte pour le Changement) a exprimé son indignation face au silence du député national Obedi Muhindo Simisi, élu du territoire de Lubero, dans la province du Nord-Kivu, concernant les récents drames qui frappent sa circonscription.

Selon la LUCHA, ni le massacre de plus d’une centaine de civils à Ntoyo la semaine dernière, ni l’occupation de Kayna, village natal du député, par les rebelles du M23-RDF, n’ont donné lieu à une initiative de contrôle parlementaire de sa part.

Le mouvement estime que cette attitude contraste avec les prises de position du parlementaire lorsqu’il s’agit de défendre les avantages des élus nationaux.

Une réalité qui donne l’impression que les préoccupations des citoyens passent au second plan, souligne la LUCHA.

Cette réaction intervient alors que Monsieur Simisi s’est récemment exprimé au sujet des pétitions visant le président de l’Assemblée nationale, Vital Kamerhe. Sur initiative de Crispin Mbindule Mitono, élu de Butembo sur la liste de l’UDPS, une motion visant le bureau de Vital Kamerhe à l’exception de l’ancien président de l’Assemblée, Christophe Mboso a été déposée. Cela intervient alors que la session parlementaire de septembre est principalement consacrée à l’examen du budget national.

Parallèlement, le président du Sénat fait lui aussi l’objet d’une motion. Toutes ces initiatives sont portées par des députés et sénateurs de la plate-forme politique Union sacrée de la Nation (USN), dont font partie Vital Kamerhe et Sama Lukonde.

« À qui profitent réellement ces démarches ? », s’interrogent plusieurs observateurs.

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