La loi de finances 2025 en République démocratique du Congo, marquée par une allocation massive de 700 millions USD aux institutions politiques, continue d’attiser les critiques et de creuser les fractures sociales.

La Présidence de la République, avec 297 millions USD, se positionne comme l’institution la plus budgétivore, suivie de 241 millions USD pour l’Assemblée nationale, 91 millions USD pour le Sénat et 67 millions USD pour la Primature. Cette répartition budgétaire, jugée disproportionnée, intervient dans un contexte où le pays est confronté à de graves crises sécuritaires et socio-économiques. Un contraste choquant dans un pays en crise.

Alors que des groupes armés comme le M23 et d’autres factions rebelles continuent d’occuper illégalement des territoires, menaçant la stabilité et la souveraineté nationale, le budget alloué aux institutions politiques est perçu comme un gaspillage de ressources. Cette situation met en lumière l’inégalité flagrante dans la gestion des finances publiques, exacerbant la frustration de la population et des mouvements citoyens comme la LUCHA.

La LUCHA et la société civile dénoncent un système privilégiant les élites au détriment des citoyens ordinaires, soulignant l’inefficacité de la gouvernance et le manque de priorités claires pour répondre aux besoins urgents en sécurité, santé et éducation.

L’opposition politique profite de ce mécontentement pour alimenter ses critiques contre le régime de Félix Tshisekedi, l’accusant d’incarner un modèle de gouvernance basé sur l’enrichissement personnel et la corruption institutionnalisée.

Certains membres de la famille présidentielle et des regroupements politiques proches du chef de l’État sont accusés d’assister impassiblement à cette dérive budgétaire. Plutôt que de défendre l’intérêt collectif, ils choisiraient de protéger leurs intérêts égoïstes, aggravant ainsi le sentiment de trahison au sein de la population. Cette attitude nourrit la perception d’un pouvoir coupé des réalités et incapable de répondre aux attentes des citoyens.

Des voix s’élèvent pour exiger Une réduction du train de vie des institutions et une réaffectation des ressources vers des secteurs vitaux comme la sécurité, l’éducation, et la santé, Une transparence accrue dans l’utilisation des fonds publics afin de restaurer la confiance des citoyens, Un renforcement des investissements dans la sécurité nationale pour faire face aux menaces des groupes armés et restaurer l’autorité de l’État, Une réforme institutionnelle garantissant une meilleure gestion des ressources naturelles et une répartition équitable des richesses.

 Le budget 2025, tel qu’adopté, reflète les limites d’une gouvernance dominée par la préservation des privilèges au sommet de l’État.

Alors que les populations continuent de souffrir des conséquences des conflits armés et de la pauvreté, cette gestion des finances publiques risque d’accentuer les tensions sociales et politiques. Pour éviter un effondrement de la confiance publique, les autorités doivent impérativement réorienter leurs priorités et engager des réformes audacieuses pour répondre aux besoins urgents du peuple congolais.

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