La Société Civile voit dans ce projet de la modification constitutionnelle un risque pour l’unité et la cohésion nationales. Elle considère que de tels débats alimentent les agendas des ennemis de la RDC, notamment ceux liés à la balkanisation.

La position de la Société Civile du Sud-Kivu concernant le projet de changement ou révision de la Constitution, telle qu’exprimée lors de la conférence de presse du 5 décembre 2024 à Bukavu, est résolument ferme et critique. Voici les points saillants :


1. Rejet du débat sur la révision constitutionnelle,


La Société Civile estime que le moment est inapproprié, en raison des crises sécuritaires et sociales persistantes.
Elle juge qu’engager un tel débat dans ce contexte reviendrait à détourner l’attention des véritables priorités nationales.


2. Respect des dispositions constitutionnelles


La Constitution congolaise prévoit uniquement des mécanismes de révision (article 218), et non de changement.
L’article 219 interdit toute révision en période d’état de siège ou d’urgence, une situation actuelle dans les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et du Maniema.


3. Critique des intentions politiques


La modification de l’article 220, qui limite les mandats présidentiels à deux de cinq ans, est dénoncée comme une tentative de prolonger indûment le pouvoir.


La proposition de ramener la durée des mandats à sept ans est perçue comme une dérive dictatoriale, contraire aux valeurs démocratiques défendues historiquement par l’UDPS.


4. Priorisation des défis nationaux ;


Avant toute discussion sur la Constitution, la Société Civile appelle à :


. Mettre fin à l’agression rwandaise et aux conflits armés dans les provinces affectées.
. Répondre à la grogne sociale, notamment en améliorant les conditions de vie des enseignants et agents de l’État.
. Mettre fin au pillage des ressources naturelles et instaurer une gouvernance centrée sur le bien-être de la population.


5. Appel au respect de l’unité nationale


La Société Civile met en garde contre les risques de fragilisation de la cohésion nationale et d’encouragement des agendas liés à la balkanisation.


Elle considère que ce projet de modification alimente la division et compromet l’intégrité du pays.


Mobilisation populaire et conclusion


La Société Civile appelle à une mobilisation populaire pour rejeter fermement ce projet qu’elle qualifie de malveillant. Elle accuse le Président Félix Tshisekedi de chercher à se maintenir au pouvoir au-delà de son deuxième et dernier mandat, en violation de la Constitution.
Pour la Société Civile du Sud-Kivu, il est impératif de se concentrer sur l’amélioration des conditions de vie des Congolais et la résolution des crises sécuritaires avant d’envisager toute révision constitutionnelle ou changement.

Changer la vie des citoyens, pas la Constitution.

Valet Chebujongo.

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