La suspension d’un étudiant de l’Université Chrétienne Bilingue du Congo (UCBC) continue de susciter des réactions au sein de la communauté universitaire et de la société civile à Beni.
L’affaire intervient dans un contexte marqué par des manifestations citoyennes organisées par plusieurs structures de la société civile, dont la LUCHA, pour dénoncer l’insécurité persistante, notamment le banditisme urbain et les attaques attribuées aux ADF. Des journées « ville morte » avaient notamment été observées les 14 mai et 2 juin.
Selon plusieurs sources, Jean-Py Lufungula, étudiant à l’UCBC et militant de la LUCHA ayant participé à ces manifestations, a été suspendu le 5 juin par le Conseil de gestion de l’université jusqu’au début de l’année académique 2026-2027, sous certaines conditions. Avant cette décision, un message vocal attribué au recteur, condamnant la participation aux actions citoyennes et mentionnant l’étudiant, avait circulé dans des groupes WhatsApp d’étudiants.
Estimant cette sanction injustifiée, l’étudiant a introduit un recours qui, selon ses proches, a été rejeté.
Contacté par notre rédaction, le recteur de l’UCBC a rejeté toute allégation selon laquelle l’université sanctionnerait des étudiants pour leur participation à des activités citoyennes. Il a indiqué que les mesures disciplinaires visent uniquement des comportements contraires aux valeurs et à l’éthique de l’institution, précisant que chaque dossier fait l’objet d’une procédure disciplinaire préalable.
Cette affaire alimente le débat sur les rapports entre engagement citoyen et discipline académique au sein des établissements d’enseignement supérieur.
La rrédaction

J crois que l’étudiant devrait vous faire lire la décision qui lui aurait été donner pour justifier la suspension. Écrire un article sans contacter l’université que l’étudiant accuse c’est moins prudent
L’institution a été contactée via le recteur avant la publication de l’article.