Lors de la plénière du samedi 7 décembre 2024, l’Honorable NDATABAYE KAJIBWAMI Amédée, député National et élu de la circonscription électorale de Kalehe, a plaidé pour la libération de dix jeunes originaires de Bushushu, village situé dans la chefferie de Buhavu, territoire de Kalehe au Sud-Kivu. Ces jeunes sont incarcérés depuis le 9 août 2024 à la prison centrale de Bunia, en Ituri.
Ces jeunes, engagés dans des activités commerciales, avaient emprunté l’itinéraire passant par l’Ouganda, le seul praticable à ce jour. Cependant, ils ont été arrêtés et soupçonnés à tort d’appartenir au groupe rebelle M23. Bien que blanchis par le ministère public, ils restent en détention provisoire, d’après Monsieur Donant Birego, avocat au sein du collectif qui défend ces détenus. Monsieur Robert Bonane Kanoti, président du CTJ/Kalehe, a salué le plaidoyer de l’Honorable NDATABAYE et a promis son implication pour obtenir la libération de ces jeunes, estimés innocents.
Ce cas survient dans un contexte marqué par des difficultés causées persistantes causées par les catastrophes naturelles à Bushushu depuis la catastrophe naturelle du 4 mai 2023, qui a détruit des centaines de vies et déplacé de nombreuses familles vers d’autres provinces ou Territoires. Ces déplacements forcés ont exposé les jeunes à une précarité accrue et à des injustices comme celle-ci.
Vital Kamerhe, Président de l’Assemblée nationale, a manifesté un vif intérêt pour ce dossier. Il a demandé que les preuves d’innocence des jeunes détenus soient soumises à son bureau, promettant d’intervenir personnellement pour obtenir leur libération rapide. Par ailleurs, la province de l’Ituri, comme celle du Nord-Kivu, demeure sous état de siège depuis plus de deux ans, une mesure exceptionnelle instaurée pour contrer la résurgence des groupes armés. Toutefois, la situation sécuritaire ne cesse de se dégrader, amplifiant les défis liés au respect des droits humains et aux dysfonctionnements du système judiciaire.
Cette affaire met en évidence les répercussions des conflits armés, de l’instabilité judiciaire et des catastrophes naturelles sur les droits des citoyens, tout en soulignant l’importance d’une justice équitable pour protéger les plus vulnérables.
Par Valet Chebujongo,
