A Lushoho, dans le village de Muhongoza, groupement de Mbinga-Sud en chefferie de Buhavu, l’eau demeure une denrée rare.

Chaque jour, des enfants parcourent près de trois kilomètres jusqu’à Mungwahwere, dans le village de Chibandja, pour s’approvisionner. Une corvée épuisante aux conséquences multiples sur leur santé, leur sécurité et leur scolarité.

La localité est confrontée à plusieurs difficultés liées à l’approvisionnement en eau. Le site de captage connaît une fuite persistante, tandis que la tuyauterie présente d’importantes défaillances techniques. À cela s’ajoutent des perturbations enregistrées sur les lignes reliant Muhongoza et Lushoho, aggravant davantage la crise hydrique qui frappe la population.

Avec le contexte actuel, les répercussions sont inévitables, alerte le révérend François Shamwesi, vice-président du comité local de développement de la chefferie de Buhavu.

Il appelle les organisations humanitaires et toute personne de bonne volonté à se mobiliser pour trouver une solution durable avant qu’il ne soit trop tard.

Outre Muhongoza, le centre commercial d’Ihusi est également frappé par cette crise hydrique. Selon des acteurs locaux, le manque d’accès à l’eau expose particulièrement les enfants et les jeunes filles à des risques accrus de violences sexuelles et basées sur le genre.

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