Depuis quelques heures, les réseaux sociaux s’embrasent autour des évènements survenus à Uvira. Les condamnations fusent de toutes parts, mais certains profitent de la situation pour diffuser des informations manipulées.

Une vidéo datant de 2013, lors de l’incursion des Bakata Katanga à Lubumbashi qui s’était soldée par un bain de sang, a été remise en circulation et présentée à tort comme provenant d’Uvira. De même, des images sorties de leur contexte circulent massivement. Parmi elles, une photo d’une femme tenant une arme, publiée le 6 mars 2015 sur le compte Facebook d’Irakiza Nelson, est désormais utilisée pour illustrer les tensions actuelles dans la ville.

Le lundi 8 septembre 2025, répondant à l’appel de la société civile et des Wazalendo, Uvira s’est réveillée dans un climat tendu. La manifestation organisée s’est achevée par une répression des forces militaires et policières, causant la mort d’une personne selon les autorités locales et faisant au moins 12 blessés.
Les Wazalendo et la société civile exigent le remplacement du général Olivier Gasita, une revendication rejetée par les FARDC. Dans un communiqué officiel, l’armée a réaffirmé son soutien au général ainsi qu’aux patriotes Wazalendo, déclarant
Un soldat appartient à l’Armée et sert la Nation, pas une communauté. Unis derrière nos institutions, nous résisterons à la manipulation et vaincrons l’agresseur.
Dans un contexte de conflit, les rumeurs et les fausses informations deviennent des armes silencieuses utilisées par les parties prenantes pour manipuler l’opinion publique. Avant de partager un contenu, il est crucial de prendre le temps de le vérifier et de s’assurer de son authenticité.
