Dans le territoire de Kalehe, au Sud-Kivu, la situation sécuritaire continue de se dégrader. Selon plusieurs sources locales, quatorze femmes ont été victimes de viols en l’espace de quelques jours dans le village de Kasheke et ses sous-villages Buzunga, Kabumbiro et Cisheke, situés dans le groupement de Mbinga-Sud, chefferie de Buhavu.
Le premier incident est survenu le mardi 3 septembre 2025 à Buzunga, sur le tronçon Nyabubale. Six femmes, dont cinq mariées et une élève de troisième année des humanités, ont été agressées sexuellement alors qu’elles rentraient des champs vers 17 heures. L’une des survivantes a rapporté les faits, ce qui a permis à des militaires de l’AFC de se rendre sur place. Mais, à leur arrivée, les assaillants avaient déjà pris la fuite.
Trois jours plus tard, dans la nuit du vendredi 6 septembre, huit autres femmes des sous-villages de Cisheke et Kabumbiro ont été violées aux alentours de 21 heures. L’une des victimes a été mutilée selon une source sur place. Des témoignages recueillis indiquent que les agresseurs poursuivent parfois leurs victimes jusque dans leurs domiciles.
Un activiste des droits humains, de la zone dénonce une recrudescence de la violence qui s’ajoute à un climat déjà marqué par les affrontements entre les Forces armées de la RDC (FARDC) et les rebelles du M23.
Ces attaques sèment la terreur au sein de la population, déjà meurtrie par la guerre et les victimes nécessitent une assistance, a-t-il déclaré.
Certaines survivantes accusent directement des éléments du M23 d’être les auteurs de ces violences, affirmant que trois combattants auraient été identifiés et dénoncés auprès de leur hiérarchie et sont aux arrêts, disent-elles
Alors que ces localités sont déjà sous occupation du M23, la persistance de ces crimes sexuels met en lumière l’extrême vulnérabilité des populations civiles, particulièrement des femmes.
On y reviendra avec plus de détails.
