L’ambassade de la République démocratique du Congo au Kenya a annoncé, dans un communiqué, l’ouverture de son centre de capture pour l’acquisition du nouveau passeport biométrique dès le 8 septembre 2025. Cette initiative vient répondre aux attentes de nombreux Congolais de la diaspora, longtemps privés de ce service.
Le coût du document est fixé à 75 dollars américains, un tarif réduit par rapport à l’ancien prix de 99 dollars. Le paiement se fera exclusivement par voie bancaire, une mesure destinée à alléger les procédures et limiter les tracasseries administratives.
Lancé officiellement le 5 juin 2025 en RDC, le nouveau passeport se caractérise par une sécurité renforcée grâce à l’intégration d’une puce RFID et d’une page de données en polycarbonate, le rendant plus difficile à falsifier. Conforme aux standards internationaux de l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale (OACI), il offre également un format amélioré avec 38 pages, contre 32 pour l’ancienne version.
Le processus de demande a été modernisé et digitalisé. Les requérants doivent désormais remplir un formulaire en ligne via le site officiel www.passeport.gouv.cd, avant de se présenter dans un centre de capture pour l’enregistrement biométrique de leurs données. La production du document est assurée par la firme allemande Dermalog, partenaire du gouvernement congolais dans le cadre de la digitalisation des services consulaires.
Cependant, cette réforme ne dissipe pas toutes les frustrations. De nombreux demandeurs qui avaient introduit leurs dossiers entre janvier et mai 2025 affirment n’avoir jamais reçu leurs passeports, malgré le paiement et le respect des exigences officielles
Nous avons toujours été rassurés par la ministre des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, mais ses promesses n’ont jamais été tenues. Nous sommes bloqués et ne savons pas si nous aurons un jour ces passeports. C’est révoltant. Un ami a perdu sa bourse d’études au Canada et d’autres ont perdu leur emploi, témoigne un requérant du mois de mars.
Entre espoir et désillusion, Kinshasa entend moderniser l’accès à ses services consulaires. Mais pour de nombreux citoyens, la crédibilité de cette réforme passera d’abord par le règlement des dossiers restés en suspens.
Valet Chebujongo

