Les organisations Patrice Emery Lumumba pour le Développement Communautaire, la Défense et la Promotion des Droits Humains (PELDDH) et l’Initiative pour la Protection des Droits de l’Homme et la Réinsertion Sociale (IPDHOR) alertent sur de graves violations liées à l’exploitation industrielle du coltan (tantalite) et de la cassitérite dans les territoires de Punia, Losso et Lubutu, situés dans la province du Maniema.

Dans une déclaration conjointe rendue publique le 31 octobre 2025, à Kisangani et Lubumbashi, ces deux organisations affirment avoir mené des investigations sur plusieurs sites miniers exploités par les sociétés TERRA KARA, BRITCON, SAKIMA et CONGOJANXIE. Les conclusions de ces enquêtes pointent de nombreux dysfonctionnements dans la gouvernance minière locale.

Selon le rapport, les entreprises concernées ne respecteraient pas les cahiers des charges communautaires signés avec les populations locales. Les deux organisations évoquent également l’absence de responsabilité sociétale réelle vis-à-vis des communautés affectées, une déforestation accrue et une dégradation alarmante de l’environnement.

PELDDH et IPDHOR dénoncent en outre la complicité présumée de certains acteurs politiques et administratifs dans la mise en place de réseaux mafieux autour du secteur minier, ainsi que la dissimulation de statistiques de production au détriment de la transparence. Ces pratiques se feraient, selon le document, sous le silence de certaines autorités provinciales et nationales.

Les organisations relèvent également des atteintes graves aux droits des travailleurs, notamment des licenciements abusifs, des conditions de travail jugées inhumaines et des salaires non conformes à la pénibilité des tâches.

Face à ces constats, PELDDH et IPDHOR appellent le ministre des Mines à diligenter une mission d’enquête indépendante pour identifier les responsables de ces pratiques.
Elles recommandent aussi que les entreprises minières incriminées soient sanctionnées conformément à la loi, pour non-respect des droits humains et des normes environnementales.

Les deux structures plaident enfin pour une réparation équitable en faveur des travailleurs victimes, ainsi que pour l’implication des autorités judiciaires afin que les auteurs et complices soient traduits en justice.

En conclusion, PELDDH et IPDHOR réaffirment leur engagement en faveur du respect des droits humains et de la promotion d’une exploitation minière responsable, soucieuse de la dignité humaine, de la protection de l’environnement et du développement communautaire durable.

Valet Chebujongo

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