Un message circulant massivement sur les réseaux sociaux depuis quelques heures, attribué au gouvernement congolais, annonce qu’à partir de ce vendredi 10 septembre 2025, il serait interdit de détenir et d’utiliser des monnaies étrangères telles que le dollar américain, l’euro, le FCFA ou encore le kwanza. Selon cette rumeur, seuls les établissements bancaires seraient autorisés à effectuer des opérations de change, tandis que les particuliers et les cambistes risqueraient des amendes pouvant atteindre un million de francs congolais.

Après vérification, aucune source officielle ni la Banque Centrale du Congo (BCC), ni le ministère des Finances, ni la Primature n’a publié de communiqué annonçant une telle mesure. Il s’agit donc d’une fausse information (« fake news ») destinée à semer la confusion et à provoquer la panique au sein de la population.

Les textes réglementaires actuellement en vigueur garantissent toujours la liberté de détention et d’utilisation des devises étrangères en République Démocratique du Congo. La BCC demeure la seule institution habilitée à fixer la politique monétaire et à publier toute mesure relative au change. Or, aucun communiqué récent de cette institution ne mentionne d’interdiction de ce genre, révèle à notre média un journaliste d’investigation. Les dernières publications de la Banque Centrale se limitent aux orientations classiques de politique monétaire et à la stabilité du franc congolais.

Ce type de message alarmiste n’est pas nouveau. Des rumeurs similaires avaient déjà circulé en 2023, avant d’être formellement démenties par la BCC et plusieurs médias congolais. Leur objectif semble être de créer la panique et d’encourager des retraits ou des conversions massives de devises, susceptibles de perturber le marché du change.

Les autorités et les spécialistes de la communication appellent les citoyens à vérifier toute information avant de la partager. Les décisions officielles du gouvernement sont toujours annoncées par des canaux fiables, notamment le site de la Banque Centrale du Congo, celui du ministère des Finances ou les médias publics.

En attendant tout communiqué officiel, les citoyens sont invités à rester calmes, à ne pas céder à la panique et à signaler les fausses informations aux administrateurs des plateformes numériques afin d’en limiter la propagation.

Les rumeurs et les fake news constituent de véritables armes silencieuses qui peuvent fragiliser la cohésion nationale et provoquer une crise de confiance entre les autorités publiques et la population.

Avant de partager une information, prenons quelques secondes pour vérifier son authenticité et sa source.

Par Valet Chebujongo

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