Une nouvelle rumeur se propage sur les réseaux sociaux, faisant état d’un document présenté comme un passeport supposément imprimé par le mouvement rebelle du 23 Mars (M23) et qui serait prochainement mis en circulation.

Cependant, après vérification auprès de plusieurs sources fiables, il ressort que cette image a été générée à l’aide d’une intelligence artificielle. Elle ne provient d’aucune institution officielle et ne correspond à aucun document reconnu par les autorités compétentes.

Des experts en droit international rappellent qu’un mouvement rebelle comme le M23 ne dispose ni de la légitimité ni de la souveraineté nécessaires pour émettre des passeports.

Ce pouvoir relève exclusivement d’un État reconnu par la communauté internationale. Ainsi, tout document de ce type est faux et dépourvu de toute valeur juridique.

La production ou l’usage de passeports non officiels constitue une infraction grave, relevant de la fraude documentaire et de la contrefaçon. Les personnes en possession de tels documents s’exposent à des poursuites judiciaires, à un refus d’entrée sur le territoire d’un autre pays ou encore à une arrestation pour usage de faux.

Les autorités et les observateurs soulignent que la désinformation demeure une arme silencieuse fréquemment utilisée dans les contextes de conflit pour manipuler l’opinion publique. Ils appellent la population à redoubler de vigilance et à vérifier systématiquement la source et l’authenticité des informations avant toute diffusion en ligne.

Valet Chebujongo

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *