La route vers le Mondial 2026 ressemble à un véritable parcours du combattant pour la République Démocratique du Congo.
En Afrique, la formule est simple mais impitoyable : seuls les premiers de chaque groupe neuf au total décrochent directement leur billet. Les deuxièmes ne sont pas forcément éliminés, mais pour garder une chance, il faut figurer parmi les quatre meilleurs. Ceux-ci seront repêchés pour un mini-tournoi de barrages continentaux composé de deux demi-finales et d’une finale.

Le vainqueur de ce tournoi africain devra ensuite affronter une dernière épreuve : les barrages intercontinentaux. Il y retrouvera une équipe d’Asie, une d’Océanie, une d’Amérique du Sud et deux de la Concacaf. Les six sélections seront classées selon leur rang FIFA.
Dans ce format, les quatre moins bien classées s’affronteront d’abord en matchs à élimination directe. Les deux vainqueurs rejoindront les deux têtes de série pour une nouvelle finale couperet. Seuls les deux grands gagnants de ce processus décrocheront les ultimes billets pour la Coupe du Monde.
En clair, pour une équipe africaine classée deuxième de son groupe, cela représente trois à quatre matchs supplémentaires d’une intensité extrême pour espérer offrir au continent un 10e représentant au Mondial.
Ce mardi 9 septembre 2025, le Stade des Martyrs vibrait comme rarement. Plus de 80 000 supporters s’étaient massés dans l’enceinte mythique pour pousser les Léopards face aux Lions de la Téranga.
Tout avait pourtant bien commencé : la RDC menait 2-1 à la pause. Mais l’expérience sénégalaise a parlé en seconde période. Avec sang-froid et maîtrise, les hommes d’Aliou Cissé ont renversé la tendance pour finalement s’imposer 3-2.

Une douche froide pour Kinshasa, où l’ambiance festive s’est transformée en désillusion. Certains supporters, inconsolables, ont laissé éclater leur colère en saccageant une partie des installations du stade. Des débordements condamnés par une grande partie de l’opinion publique.

Face à ces incidents, le ministre des Sports et Loisirs, Maître Didier Bidimbu, a tenu à réagir avec fermeté :
Tout comme le reste de notre pays a besoin de davantage de personnes volontaires et exemplaires dans tous les domaines. Le sport doit rester une force d’union, pas de division. Montrons que la résilience des Congolais réside dans son soutien mutuel et inébranlable, a-t-il déclaré.
La défaite face au Sénégal complique sérieusement les calculs des Léopards. Mais rien n’est encore perdu. Les prochaines rencontres seront décisives pour savoir si la RDC peut encore rêver d’une qualification historique au Mondial 2026. Surtout, gagner les matchs contre le Togo et Mauritanie.

