La libération des 10 jeunes ressortissants du territoire de Kalehe, groupement Mbinga-Sud, village de Bushushu, détenus à la prison centrale de Bunia depuis août 2024, a suscité une vague de soulagement et de joie au sein de leurs familles et de la communauté de Kalehe.
Ces jeunes, initialement accusés de participation à des mouvements insurrectionnels, ont finalement été disculpés après que le ministère public n’ait pu apporter des preuves suffisantes pour étayer ces accusations. Leur détention avait été perçue comme une injustice par plusieurs acteurs sociaux et politiques du territoire de Kalehe.
Grâce à l’implication de la mutualité de la communauté Havu (MUHA) en Ituri, un collectif d’avocats, composé de Maîtres Désiré Sagahara, Innocent Kalwira, Amani Birego Donatien et Eric Chibika, a pris en charge leur défense. Ce collectif a travaillé sans relâche pour démontrer leur innocence et obtenir leur libération.
Le député national de Kalehe, Honorable Ndatabaye Kajibwami Amédée, a également joué (motion d’information) un rôle déterminant en plaidant leur cause lors de la plénière à l’Assemblée nationale le 7 décembre 2024. Le président de l’Assemblée nationale, Vital Kamerhe, s’est personnellement impliqué en saisissant le ministre national de la Justice. Finalement, le 24 décembre 2024, l’honorable Namusihe Mirindi B. a transmis le dossier complet au ministre pour accélérer les démarches et obtenir leur libération.
Ces jeunes, engagés dans des activités commerciales, avaient emprunté un itinéraire passant par l’Ouganda, faute de routes praticables. Leur arrestation et leur association supposée au groupe rebelle M23 s’étaient avérées infondées.
Le Président du Conseil Territorial de la Jeunesse de Kalehe a exprimé sa gratitude sur les réseaux sociaux envers toutes les personnes impliquées dans ce processus, saluant la solidarité et l’unité qui ont permis d’aboutir à ce dénouement heureux.
Dans les familles des jeunes libérés, c’est un véritable moment de liesse, accompagné de nombreux messages de remerciement envers tous ceux qui ont contribué à leur libération. Ce cas rappelle l’importance de la mobilisation collective et du plaidoyer pour défendre les droits des citoyens face aux injustices.
Par Valet Chebujongo.

